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Les pôles pluridisciplinaires

Les pôles pluridisciplinaires correspondent à des entités fonctionnelles  dans le sein de HAD Guyane.

HAD  Guyane  s ‘attache  à  développer  des  compétences  spécifiques  au  sein  de  ses  équipes  en  assurant recrutements  et  formations  (internes  et  externes)  susceptibles  d’assurer  l’admission  de  patients nécessitants des prises en charge spécifiques :

VAC-Thérapie,  à développer à partir des prescriptions hospitalières (une IDE dispose  du DU «  plaies et cicatrisation »)

Approche des soins palliatifs et de support. 

Prise en charge pluridisciplinaire distinguant :

  • La  phase  palliative,  où  les  objectifs  de  traitement  sont  la  prise  en  compte  de  la qualité de la vie et, chaque fois que possible, la durée de vie si l’obtention d’une réponse tumorale est encore possible malgré l’impossibilité d’une guérison,
  • La  phase terminale où le décès est inévitable et proche, l’objectif des soins étant alors uniquement la qualité de vie.


Il est à souligner que les patients sont trop souvent adressés en HAD en phase terminale avancée dans un contexte familial bouleversé. Une prise en charge plus précoce au niveau de la phase palliative optimiserait énormément la prise en charge tant du patient que de son entourage.

Prises en charge pédiatrique pour conserver l’enfant dans son  contexte (recrutement de deux puéricultrices et de deux infirmières ayant une expérience en pédiatrie et urgence pédiatrique) (Antibiothérapie…)

Traitement  par  diffuseur (type  antibiothérapie  ex.  pyélonéphrite,  drépanocytose, mucoviscidose)

Prises en charge de patients atteints de la maladie d’Alzheimer qui s’inscrit dans  l’un des principaux  objectifs  du  plan  Alzheimer  2008-2012,  à  savoir  d’apporter  un  soutien  accru tant aux patients qu’à leur entourage.
Grâce à la  pluridisciplinarité de l’équipe de l’HAD Guyane, autour d’une neuropsychologue, à l’intervention quotidienne d’AMP et AVS formés spécifiquement à ce type de pathologie, des binômes soignants, et des équipes paramédicales de HAD Guyane (ergothérapeute et diététicienne notamment) cette filière apporte des réponses spécifiques au travers de projets personnalisés et d’aide aux aidants.
 

POLE NEO NATALITE – PEDIATRIE



Avec des ACTIONS D' EDUCATION

  • Education thérapeutique des parents et des enfants : exemple prise en charge d'enfant diabétique, traitement HIV, drépanocytose.
  • Action de prévention contre les accidents domestiques, la maltraitance.
  • Collaboration aux projets éducatifs mis en place par  la PMI.


Et les modalités de MISE EN PLACE

  • Formation du personnel à la démarche d'éducation thérapeutique
  • Mise en place de réunions de parents dans les locaux de l'HAD avec interventions des différentes spécialités
  • Mise en place de réunions thérapeutiques pour les enfants ayant des pathologies chroniques, en collaborations avec les centres hospitaliers référents.

 

POLE OBSTETRIQUE



Pour Promouvoir l'allaitement maternel exclusif et prolongé pour répondre à problématiques liées à la Guyane  (difficulté d'accès à l'eau potable, grande précarité,...) et faire de l'éducation hygiéno-diététique en santé et post-partum dans le cadre de la prise en charge du diabète, de l'HTA, de l'obésité, chez la parturiente, et la sensibiliser à l'éducation de sa famille.

Pour informer les femmes et les familles aux risques de certaines pratiques socio-culturelles traditionnelles  (remèdes créoles durant la grossesse, ingestion du pemba).
 

CREATION D'UN POLE TRES SPECIFIQUE "SOINS PALLIATIFS"



Avec la création d'une Equipe Mobile inter-antennes de Soins Continus et d'Accompagnement

  • Assurer un accompagnement du mourant et de son entourage
  • Recueillir les directives anticipées
  • Avoir une réflexion éthique en lien avec le comité éthique de l'établissement
  • Gestion de la douleur en fin de vie, en lien avec le CLUD
  • Collaboration continue avec le service social et de médiation interculturelle, les psychologues et les représentants des cultes et de morale laïque.


L’ HAD Guyane offre la possibilité aux aidants de se former à la pathologie de leur proche grâce à la mise en place de groupes de parole encadrés par les psychologues et neuropsychologues de la structure.


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La CHARTE DE LA DOULEUR


La Charte concerne les douleurs et les patients douloureux rencontrés dans toutes les disciplines de la pratique médicale.



Art. 1: La douleur n'est plus une fatalité

Quelle que soit son origine, la douleur n'est plus admise comme une fatalité. Il existe des moyens pour la soulager. Les énoncés ci dessous sont proposés dans les limites de la sécurité du patient, des connaissances scientifiques, des principes déontologiques et éthiques.

Art. 2: Croire à la douleur de l'autre

Croire une personne qui se plaint de douleur physique ou décrite en tant que telle, c'est respecter l’intégrité et la dignité du patient.

Art. 3: La douleur : une souffrance à part entière

Toute douleur devrait être prise en compte non seulement pour sa valeur diagnostique, mais aussi pour la souffrance qu’elle provoque et bénéficier d’un soulagement.

Art.4: Evaluer la douleur

Evaluer une douleur c'est lui donner sa juste valeur. Son évaluation devrait se faire à l’aide d’outils validés, au même titre que les autres paramètres cliniques et figurer sur les documents médicaux du malade.

Art. 5: Soulager sans attendre
Grâce aux progrès des techniques biomédicales, le soulagement de la douleur peut se faire en même temps que la recherche de sa cause et de son traitement.

Art. 6: L'éducation à l’évaluation et au traitement de la douleur
Pour mieux soulager, l'enseignement et la formation à l’évaluation et au traitement de la douleur devrait être une priorité pour les professionnels de santé.

Art. 7: Disponibilité des antalgiques
Le malade devrait pouvoir bénéficier à tout moment des traitements adaptés à sa douleur. Il est ainsi souhaitable que les professionnels de santé disposent des antalgiques forts et que les pharmaciens, de leur côté, puissent délivrer dans les meilleurs délais un antalgique prescrit, notamment les opioïdes.

Art. 8: Prévenir la douleur

Avant et après les gestes présumés douloureux, des moyens antalgiques adaptés à l'état singulier du patient, devraient être appliqués.

Art. 9: Bénéficier d'un avis spécialisé douleur
L’avis d’un médecin spécialisé dans l'évaluation et le traitement de la douleur est souhaitable pour tout patient souffrant d’une douleur persistante insuffisamment soulagée.

Art. 10: La douleur chronique, un phénomène pluridimensionnel

Tenant compte des dimensions cliniques, psychologiques, socioculturelles et familiales d'une douleur chronique, elle devrait être prise en charge globalement et bénéficier d’une évaluation et d’un suivi par une équipe pluridisciplinaire.

Art. 11: La douleur chez les personnes vulnérables
La prise en compte de la douleur chez les personnes vulnérables - peu ou pas communicantes - sous-entend une attention particulière pour rechercher les signes observables, témoignant d’une douleur (handicapés, patients dans le coma, jeunes enfants, personnes âgées, exclus…).

Art. 12: Des moyens adaptés contre la douleur de l’enfant
L’évaluation et la prise en compte diagnostique et thérapeutique de la douleur des nourrissons et des enfants devraient se faire avec des moyens adaptés, au même titre que pour les adultes.

Art. 13: Les traitements antalgiques complémentaires
L'appel à des thérapeutiques non médicamenteuses dépourvues d'effets indésirables, devrait être respecté et intégré dans certains projets de prise en charge de la douleur.

Art. 14: Information du patient sur sa douleur
Dans le cadre du devoir d'information, le malade devrait pouvoir être informé des possibilités diagnostiques et thérapeutiques concernant sa douleur. Lorsque la communication avec le malade est impossible, ces informations devraient être données à son entourage désigné ou au représentant légal.

Art. 15: Le libre choix du patient pour sa douleur
Participant à son projet thérapeutique, seule la volonté du malade sera prioritairement prise en compte: accepter ou refuser les traitements qui lui sont proposés contre la douleur.

Art. 16: Les dommages psychologiques et sociaux de la douleur

Les conséquences psychologiques et sociales de la douleur des malades accidentés ou atteints de maladies professionnelles devraient être systématiquement évaluées et prises en compte dans l'estimation des dommages et le calcul des indemnisations.

Art. 17: Reconnaissance administrative des traitements antalgiques
Dans le respect du principe de précaution, un traitement déjà étudié et admis par la communauté scientifique pour avoir une utilité antalgique, devrait pouvoir faire l'objet d'une reconnaissance administrative dans les meilleurs délais (AMM, délivrance, prise en charge…).

Art. 18: Accès aux traitements de la douleur
L'accès aux traitements de la douleur devrait être facilité par l’attribution de budgets spécifiques pour la mise en place de structures de prise en charge de la douleur et une meilleure information du public et des professionnels de santé sur leur existence ainsi que sur les médecins et les para-médicaux formés à cette approche.